Le vide pèse sur mes epaules, c'est si lourd le rien, même en le tenant avec mes deux mains fébriles, attrofiées par les nuits d'insomnies, j'ai besoin que l'on allège le fardeau pour quelques minutes, un flacon en verre peut suffir pour caller ce poids que je méprise, mais que je redoute.
En inhalant l'amertume du printemps, je m' égare en regardant les lampadaires de la ville qui luttent pour diffuser une lumière continue dans cette nuit noire, malgres la présence du satellite zigzaguant entre les nuages.
Le soleil va bientôt apparaître et je le verrais encore une fois, en imaginant tout ces gens qui s'eveillent, se lèvent difficilement, sortent dans la rue, baissant leurs regards en direction du trottoir humide pour ne pas se heurter aux nuages noirs en surnombres qui flottent au dessus de leurs têtes.
Moi je reste à la fenêtre de ma chambre en imaginant toute cette vie exterieure qui fonctionne sans moi, mes yeux creusés par les cernes n'ont pas encore envies de se fermer.
Encore une fois, je vais me coucher à midi.
" Fuck money, Fuck taxes, Fuck Cromwell "
" digging ? "
" yeah ! "